jeunes-femmes-rouges.jpgLe roman Jeunes femmes rouges toujours plus belles a été écrit par Frédéric H. Fajardie en mai 1988, c'est-à-dire vingt ans après mai 68.

Frédéric Herscher, militant pro-chinois, fuit la France en 1968 à cause d'un meurtre de CRS pendant les « troubles ». Freddy. Ce « tueur de flic » revient en 1988, vingt ans après, dans une France « apaisée » : c'est par un militant du Front National qu'il est accueilli.

L'essentiel de la narration porte sur la période de mai-juin 68, les combats, les débats et la soumission au « Vieux Sultan », les débuts de la cavale de Freddy mais tout est vu à travers le filtre de vingt années passées ailleurs dans les guérillas d'Afrique du Sud et du Mozambique. Freddy y est en « service commandé » c'est à dire qu'il travaille dans le camp qu'il combat, un traître en quelque sorte. De retour en France il retrouve un ancien camarade mao, devenu ponte du service des sports à la télévision. Emblême d'une génération qui a pris le pouvoir de « se sauter les marionnettes ».

Pourtant Jeunes femmes rouges toujours plus belles n'est surtout pas un roman pessimiste, déplorant ou nostalgique mais mieux vaut le lire pour le comprendre.

Avec la mort de Fajardie le roman est ressorti en librairie dans son édition de poche de la petite vermillon comme beaucoup des autres romans de Fajardie, ce qui m'a permis de découvrir celui-si que j'avais cherché il y a quelques années sans tomber dessus.