Ingrid Betancourt a été libérée. Enfin. On va pouvoir dire du mal d'elle. Entre Corinne Lepage sud américaine et Ségolène de la jungle, elle a pouvoir continuer à nous énerver avec ses prières de remerciement en service commandé adressées à Villepin comme à Sarkozy, la gauche, le pape, les associations, l'armée colombienne, Alvaro Uribe. J'aime pas trop ces unions sacrées, ces embrassades transcendantes, comme si nos légitimes motifs d'oppositions perdaient toute valeur. Comme si on pouvait ignorer que le terrorisme dont elle fut victime est en grande partie le produit de ce qu'elle remercie.

Bien entendu cet énervement est parfaitement injuste, cynique et sans commune mesure avec ce qu'elle a vécu. Silence donc, et serrons les dents, encore un peu.